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Promotion du cinéma au Mali : Le FAIC lance son 2ème appel à projets

samedi 4 décembre 2021

Malgré que l’Etat ne soit pas allé au bout de sa logique, en dotant le Fonds d’Appui à l’Industrie Cinématographique (le FAIC) de ressources conséquentes, notamment les 6 milliards de FCFA sur 3 ans comme annoncé, l’administration du Fonds tient à jouer pleinement son rôle, même si c’est de façon symbolique. Le 2 décembre 2021, le FAIC a lancé son 2ème appel à projets.

« Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan d’actions, le FAIC finance depuis 2020, sur ses propres ressources de fonctionnement, des projets de films en phase de développement, de production ou de post-production », la déclaration a été faite par Bréma Moussa Koné, Directeur général du FAIC, le 2 décembre 2021, lors de la conférence de presse de lancement du 2ème appel à projets de films. Selon le Directeur général, l’objectif visé est la professionnalisation des structures de création des œuvres cinématographiques et audiovisuelles afin de rentabiliser les industries du cinéma et de l’audiovisuel.

« Pour cette édition 2021, le FAIC entend soutenir des projets de films qui mettront en exergue le rôle du cinéma dans la consolidation de la citoyenneté pour la construction du pays, d’où le thème ‘’Cinéma et citoyenneté’’ », a-t-il déclaré. Avant de préciser que cet appel à projets est ouvert aux projets cinématographiques et audiovisuels nationaux et internationaux, suivant les spécificités reportées dans les conditions générales de participation. « Seuls les projets portés par des structures de production légalement constituées, seront retenus », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que « les bénéficiaires de la première édition de l’appel à projets (novembre 2020), qui n’ont pas rempli le cahier de charges sont exclus du présent appel à projets ».

Dans le cadre de cet appel à projets lancé le 2 décembre 2021, la date limite du dépôt des dossiers est fixée au 13 décembre 2021 à 23h59.

« Les appels à projets pour le soutien financier du Ministère de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie Hôtelier et du Tourisme à travers le FAIC sont ouverts aux structures nationales dans le cadre de la production et de la post-production et à des structures internationales dans le cadre de la coproduction cinématographique et audiovisuelle sur des projets inscrits pour l’appui au développement », a-t-il indiqué.

Selon le Directeur général, es projets soumis pour le financement doivent avoir déjà réuni au moins les 40% du budget d’exécution du projet à la date de dépôt de la candidature. « De même, les bénéficiaires du premier appel à projets du FAIC (Novembre 2020) devront s’assurer d’avoir respecté le cahier de charges auquel ils ont souscrit avant de prétendre à un second financement », a-t-il ajouté.

Il a tenu à préciser que « la coproduction internationale ne couvre que le développement dans le cadre du présent appel à projets ». Et, dans ce cas, il dira que « la structure étrangère doit préalablement avoir un accord de coproduction avec une structure nationale dûment établie au Mali ».

Les Projets concernés par les financements de la deuxième session d’Appels à projets 2021, sont la production, la post-production et le développement. La production va concerner les projets courts métrages (durée de 13 à 26 minutes) de fictions, de documentaires, d’animations. La post-production concernera les projets longs et courts métrage de séries télévisuelles (une saison), de documentaires, d’animations, de fictions. Et, le développement qui concernera le développement de scénario (ouverts à la coproduction internationale) portera sur les projets longs et courts métrage en phase de réécriture et de développement de scénario en fictions, documentaires, séries télévisées, animation.

S’inspirant des difficultés rencontrées lors du 1er appel à projets, Bréma Moussa Koné a indiqué qu’ « après sélection des projets, chaque porteur de projet retenu doit apporter la preuve du payement du droit d’enregistrement aux impôts du montant qui lui a été accordé pour entrer en possession de son financement auprès du FAIC ».

Pour faire face au financement et au développement de production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, le Mali s’est doté du Fonds d’appui à l’Industrie Cinématographique (FAIC) par la Loi n°2017-068 du 18 décembre 2018. Le FAIC a pour objet entre autres, la mobilisation des ressources financières pour stimuler des investissements pérennes dans les activités élargies à la production et à la coproduction.

Mais, pour rendre ce fonds totalement opérationnel, l’Etat avait promis de mettre à sa disposition une dotation unique sur 3 ans de 6 milliards de FCFA, en raison de 2 milliards de FCFA par an. Malheureusement, jusqu’aujourd’hui, l’état n’a débourser aucun kopeck au titre des 6 milliards de FCFA. Du coup les administrateurs du Fonds sont obligés de faire appel à leur génie pour grignoter quelques millions de FCFA sur le budget de fonctionnement afin de pourvoir organiser des appels à financement de projets. Et, c’est pour cette raison que Boubacar Gakou Touré, secrétaire général de l’Union nationale des cinéastes du Mali (UNCM) a salué la Direction du Fonds pour son esprit patriotique, en attendant que l’Etat veuille mettre à disposition les 6 milliards annoncés depuis des années. Il a aussi salué l’ouverture à la coproduction qui va permettre aux films maliens de bénéficier des ressources substantielles grâce à la collaboration avec d’autres structures de production à travers le monde.

Assane Koné

Retrouvez ici, le dossier complet de l’Appel à projets

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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