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Caravane pour la paix et la réconciliation : Une initiative de trois festival

mercredi 5 février 2014

La caravane pour la paix et la réconciliation est partie de Bamako le 27 janvier 2014 et est arrivée à Ségou le 3 février 2014, après avoir rendu visite aux réfugiés maliens dans des camps au Burkina Faso.

La caravane pour la paix et la réconciliation a été initiée par trois festivals culturels d’Afrique : le festival Taragalte du Maroc , le festival au désert d’Essakane (Mali) et le Festival sur le Niger (Mali). Cette initiative selon Mamou Daffé avait l’objectif d’aller à la rencontre des populations maliens déplacées et réfugiées dans les camps au Burkina Faso, pour les exhorter à regagner la mère patrie et à tenir leur place dans le développement de la nation malienne. Pour sa part Halim Sbai, Directeur du Festival Taragalte, a indiqué qu’en considérant le processus de retour de la paix, enclenché au Mali et le besoin de dialogue et de réconciliation entre le nord et le sud, l’occasion a été saisie pour collaborer ensemble sur la création d’un projet fédérateur afin de soutenir la paix, la solidarité et la tolérance entre les peuples dans la région, à travers l’art. « Le rôle que la caravane a joué n’était pas seulement économique, mais plus significativement, un rôle culturel », a-t-il indiqué. Avant d’ajouter que ces caravanes signifiaient que différentes cultures étaient en contact les unes avec les autres et pouvaient se connecter entre elles. Selon lui, les échanges se passaient à travers les familles, la musique, la poésie, l’art et le style de vie. « Ces activités avaient rapproché les peuples, créant ainsi la connaissance des autres cultures, menant à des voies innovantes de travailler ensemble et résolvant les difficiles challenges… c’est exactement ce rôle de la caravane que nous souhaitons redynamiser et revaloriser », a expliqué Halim Sbai, Directeur du Festival Taragalte. La caravane partie le 27 janvier 2014, du Palais de la culture de Bamako, pour rallier la ville de Djibo au Burkina Faso, où les 80 caravaniers, parmi lesquels 23 artistes maliens et une quinzaine d’artistes marocains, rejoints pas des musiciens burkinabés, ont animé un concert géant à côté du camp des réfugiés de Mentao. De retour de Djibo, le Groupe de Haira Arby, le groupe Hamanar, les voix du Mali, la génération taragalte du Maroc, l’artiste Mariam Koné et petit Goro, appuyés par des artistes burkinabés, ont rivalisé d’ardeur dans des prestations dédiées à la paix, pour exhorter les réfugiés maliens à rentrer au bercail. Ce concert a eu lieu à Zignaré à quelques kilomètres de Ouagadougou. Le 31 janvier 2014, les artistes ont réédité leur exploit à Bobo-dioulasso. A signaler que Haira Arby, lors de tous ces concerts, à inviter les réfugiés à retourner sur les terres de leurs ancêtres au Mali. « Retournons chez-nous », a-t-elle repetté de façon permanente. A Ségou, dans la nuit du mercredi 5 février 2014, Nafi Diabaté et Amy Wassidjè vont s’ajouter aux artistes qui ont participé à la caravane pour animer au village du Festival à l’Ex-CMDT « la nuit de la paix ».
Assane Koné

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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