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JCC : La 31ème édition sera marquée par un colloque sur l’avenir de l’évènement

mardi 15 septembre 2020

Le mardi 15 septembre 2020, s’est tenue le point presse autour des résultats du forum : « Les JCC ‘’Hier, aujourd’hui et demain’’ ». Il avait pour but de présenter les objectifs et les conclusions des panels.

Quatre panels ont fait l’objetd’un travail sur la mémoire des JCC depuis sa création, en ayant une démarche prospective afin de réfléchir sur la mise en place d’un marché, sur son rayonnement en Tunisie et dans le monde afin d’assurer la pérennité et la continuité du festival. Les résultats du forum constituent la pierre angulaire d’un document qui sera proposé le 8 novembre et qui constituera les bases d’un plaidoyer qui permettra la structuration du festival.

Ridha Behi, directeur général, a rappelé le travail qui a été fait en amont et les questions qui constituent la préoccupation principale du forum afin de structurer les recommandations et de pouvoir les exposer lors du colloque qui se déroulera pendant la semaine des JCC. Il a aussi annoncé que la 31ème édition des JCC se déroulera du 7au 12 novembre 2020, selon les directives sanitaires que nous impose la pandémie. « Cette édition sera une édition exceptionnelle dans un contexte exceptionnel », a-t-il déclaré. Selon lui, cette année le festival présentera des films qui ont marqué l’histoire du festival, une occasion pour les différentes générations de revoir ou de découvrir des noms de réalisateurs, pionniers du cinéma tunisien, arabe et africain.

Pour sa part, Brahim Letaief, directeur artistique, a insisté sur l’importance d’honorer la mémoire afin de structurer les JCC, assurer sa pérennité et sa continuité. Il a annoncé la tenue d’un colloque le 8 novembre 2020 afin de présenter les recommandations et les conclusions émises lors des quatre panels. « Il est temps de s’intéresser à la structuration des JCC », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que l’établissement d’une structure juridique est une priorité. Il a rappelé que la synthèse des quatre panels constituera un premier pas vers la structuration du festival via un document écrit par différents experts, professionnels du cinéma et structures partenaires. A indiquer que ce sont 120 personnes qui ont participé aux différents ateliers afin d’enrichir la réflexion sur le devenir des JCC.

Kamel Ben Ouanès, responsable du Forum, de son côté, a présenté la méthodologie et l’essence des quatre panels qui ont été mis en place depuis le mois de mai. « Les panels sont une tentative de réhabilitation de la vocation première des JCC à savoir la création d’un marché », a-t-il indiqué. Avant d’annoncer que le forum s’est posé la question sur son public, la nature de son comportement et sa fidélisation qui constituent un élément important pour la pérennité d’un festival. Selon lui, des experts ont suggéré des idées et des recommandations qui seront dévoilées lors du colloque le 8 novembre 2020 et qui seront mis à la disposition de ceux qui s’intéressent au cinéma. Kamel Ben Ouanès a insisté sur le fait que les JCC ont besoin aujourd’hui d’une structure et d’une continuité. D’autre part, il a estimé qu’il est important de comprendre le public, comment il réagit, comment il se comporte pour pouvoir accéder à la sociologie du festival. « L’enjeu est donc identitaire, politique et culturel », a-t-il déclaré.

En sa qualité de co-responsable du Forum, Issam Marzouk a présenté les finalités et les objectifs du forum. Il a commencé par un constat que les JCC commencent à se figer, à connaitre une forme de routine et à perdre des éléments de son identité. Selon lui, lors des quatre panels, il y a eu un essai de réflexion sur cette manifestation culturelle. « Ainsi une évaluation s’est faite sur le devenir des JCC chez le spectateur et les professionnels », a-t-il déclaré. Avant d’indiquer que les panels ont répondu aux questions suivantes :

• Quelle est la nature du public ?
• Comment articuler les JCC entre les professionnels de façon rationnelle et efficace ?
• Comment assurer plus d’autonomie aux JCC ?

Pour sa part, Sayda Bourguiba a levé le voile sur l’état d’avancement de la collecte des archives qui s’est effectuée grâce aux CDN, la bibliothèque nationale, des collections privées ainsi que des partenariats avec des médias. « Un travail de numérisation et de collecte se fait afin de créer une plateforme qui serait accessible à tous », a-t-elle déclaré. Elle a clôturé avec un appel aux associations de cinéma, cinéaste, critiques et journalistes afin de continuer ce travail de collecte.

Le débat était ouvert pour permettre aux journalistes de poser leurs questions sur les différents axes des panels et sur les suggestions issues des quatre panels. Les journalistes ont posé des questions concernant le protocole sanitaire lors de la 31ème édition. Brahim Letaief a déclaré que le festival respectera le protocole sanitaire par rapport aux nombres de places dans les salles de cinéma et a insisté que le public sera en mesure de voir les films dans de bonnes conditions et ce en augmentant le nombre de salles et la fréquence des séances.

Brahim Letaief a déclaré que le festival est en contact avec le festival de Venise afin de prendre en considération leur expérience afin de l’utiliser dans l’organisation et assurer une édition pleine de vie.

Correspondance particulière depuis Tunis

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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