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27e édition de la Quinzaine de l’environnement : Plus de 120 activités réalisées

jeudi 18 juin 2026, par Assane Koné

Toutes les bonnes choses ont une fin. C’est le cas de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement, grande campagne nationale de sensibilisation en faveur de la protection de l’environnement.

La cérémonie de clôture s’est tenue le 17 juin 2026 au Palais de la Culture Amadou Hampâté Ba, sur les berges du fleuve Niger, sous la présidence de Mme Doumbia Mariam Tangara, ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable.

« La préservation et la protection de l’environnement ne peuvent être à la seule charge des autorités publiques. Les populations doivent également se mobiliser au quotidien pour l’amélioration de leur cadre de vie », a déclaré le représentant du maire de la Commune V. Il a invité les citoyens à accompagner les autorités afin de faire du Mali un espace de vie harmonieux où l’environnement est protégé et préservé.

La cérémonie a été marquée par une course de pirogues dont la troisième place est revenue à la Commune VI, récompensée par une enveloppe de 200 000 F CFA. La deuxième place a été remportée par l’équipe de Badalabougou Amandine, qui a reçu 300 000 F CFA, tandis que l’équipe de Badalabougou Palais de la Culture s’est adjugé la première place avec une récompense de 500 000 F CFA.

Après une prestation humoristique du comédien Kanté, la ministre a procédé à la remise d’attestations à plusieurs institutions de la République, agences du système des Nations unies et organisations engagées dans la protection de l’environnement. Les participants ont ensuite assisté à une prestation musicale de l’artiste Koulikoro Sory.

Une mobilisation nationale saluée

Dans son allocution de clôture, Mme Doumbia Mariam Tangara a indiqué que plus de 120 activités ont été organisées durant les deux semaines de la Quinzaine afin de rappeler que la protection de l’environnement n’est pas une option, mais une nécessité pour la survie et le développement du pays.

Elle a rappelé que la Quinzaine de l’environnement constitue un cadre privilégié de réflexion, de sensibilisation, de mobilisation citoyenne et d’engagement collectif en faveur de la préservation du patrimoine naturel.

« Lancée le 6 juin dernier au Parc national de Bamako, cette édition a été rythmée par des journées de sensibilisation, des conférences-débats, des panels scientifiques, des actions de reboisement, des campagnes d’assainissement, des expositions, des émissions médiatiques, des visites de terrain, des activités éducatives et diverses initiatives communautaires », a-t-elle souligné.

Selon elle, ces actions ont permis de réaffirmer une conviction essentielle : la protection de l’environnement est une exigence incontournable pour l’avenir du pays.

Un bilan jugé encourageant

« Le bilan de cette 27e édition est encourageant », s’est félicitée la ministre. Elle a précisé qu’environ 120 activités ont été réalisées à Bamako et dans les régions, témoignant de l’ampleur de la mobilisation et de la diversité des acteurs impliqués.

Ces activités ont porté notamment sur la finance climatique, la Contribution déterminée au niveau national (CDN), les évaluations environnementales, l’éducation environnementale, la Grande Muraille Verte, la gestion durable des pâturages, la restauration des terres, la biodiversité, la protection du fleuve Niger, la prévention des inondations, l’assainissement du cadre de vie, la lutte contre les déchets plastiques, les feux de brousse ainsi que les impacts environnementaux de certaines activités économiques.

Mme Tangara a également souligné que cette édition a été marquée par le lancement de plusieurs initiatives majeures, notamment le projet PlanetGOLD+ Mali, visant à réduire l’utilisation du mercure dans l’exploitation artisanale de l’or, ainsi que le projet IAAT consacré à l’intensification agricole et agroforestière pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle résiliente aux changements climatiques.

Pour elle, ces acquis démontrent que la Quinzaine de l’environnement ne se limite pas à une campagne de sensibilisation, mais constitue également un cadre d’impulsion, de mobilisation et de valorisation des initiatives concrètes en faveur du développement durable.

Maintenir la dynamique

La ministre a rappelé les deux thèmes retenus cette année : « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable » et « Pâturages : reconnaître, respecter, restaurer ».

Selon elle, ces thématiques ont permis de mettre en lumière les défis majeurs auxquels le Mali est confronté, notamment les changements climatiques, la dégradation des terres, la pression sur les ressources naturelles, la désertification, les inondations, les pollutions et les questions d’assainissement.

Elle a toutefois souligné que des solutions existent, à condition qu’elles soient portées collectivement, soutenues dans la durée et intégrées aux politiques publiques, aux pratiques économiques et aux comportements citoyens.

À cet effet, Mme Tangara a exhorté l’ensemble des acteurs à maintenir la dynamique engagée. Elle a invité les services techniques à poursuivre l’accompagnement des collectivités et des communautés, tout en appelant les collectivités territoriales à renforcer les initiatives locales en matière d’assainissement, de reboisement, de gestion des déchets, de protection des ressources naturelles et d’éducation environnementale.
Elle a également encouragé les jeunes, les femmes, les organisations de la société civile et le secteur privé à poursuivre leurs actions innovantes en faveur de la préservation de l’environnement.

S’adressant aux médias et aux communicateurs traditionnels, la ministre a renouvelé son appel à poursuivre les efforts de sensibilisation, estimant que la protection de l’environnement est aussi une question de conscience, de comportement et de responsabilité citoyenne.

« La Quinzaine de l’environnement est devenue, au fil des années, un rendez-vous incontournable de la politique nationale de protection de l’environnement. Son succès nous oblige à maintenir le cap, à améliorer l’organisation des futures éditions, à renforcer l’implication des acteurs de terrain et à inscrire les actions menées dans la durée », a-t-elle déclaré. Avant de conclure : « La clôture de cette Quinzaine ne doit pas marquer la fin de notre engagement. Elle doit plutôt ouvrir une nouvelle phase d’actions, de suivi et de consolidation des acquis. »

Assane Koné


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