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SIAO 2026 : Mamou Daffé plaide pour un artisanat africain au service de la souveraineté économique
vendredi 30 octobre 2026, par
La 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) a officiellement ouvert ses portes, ce vendredi 30 octobre 2026, au Parc des Expositions de la capitale burkinabè. Placée sous le signe de la synergie entre artisanat et industrialisation, cette grande rencontre continentale enregistre la participation du Mali, conduit par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, également président en exercice de l’Organisation pour le développement de l’artisanat dans les pays africains (ODEPA).
L’artisanat africain entend franchir un nouveau cap. Au-delà de la préservation des savoir-faire traditionnels et de la promotion des produits locaux, le secteur ambitionne désormais de s’inscrire davantage dans les dynamiques de transformation économique et d’industrialisation du continent. C’est tout l’enjeu de la 18ᵉ édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), dont l’ouverture officielle s’est déroulée ce vendredi 30 octobre 2026, sous la présidence du chef de l’État burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré.
Jusqu’au 8 novembre prochain, le Parc des Expositions de Ouagadougou accueille ainsi artisans, professionnels, opérateurs économiques, décideurs publics et délégations venus de plusieurs horizons pour célébrer la créativité africaine et explorer de nouvelles perspectives de développement du secteur.
Le Mali prend une part active à ce rendez-vous continental à travers une importante délégation conduite par le ministre Mamou Daffé. Sa présence revêt une dimension particulière, puisqu’il assure également la présidence en exercice de l’ODEPA, organisation engagée dans la promotion et le développement de l’artisanat à l’échelle africaine.
L’artisanat, un levier de transformation économique
Placée sous le thème « Artisanat africain et industrialisation : quelle synergie pour une meilleure organisation et valorisation des produits locaux et du patrimoine culturel ? », cette édition met en lumière une problématique essentielle pour les économies africaines : comment transformer le potentiel artisanal du continent en véritable moteur de croissance, de création d’emplois et de souveraineté économique ?
Véritable vitrine de la diversité et de la richesse des savoir-faire africains, le SIAO constitue un cadre privilégié de promotion et de commercialisation des produits artisanaux. Il favorise également les rencontres professionnelles, les échanges d’expériences et la conclusion de partenariats entre les différents acteurs de la chaîne de valeur artisanale.
À la cérémonie d’ouverture, le ministre burkinabè de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, intervenant au nom du président du Faso, a salué la mobilisation des délégations participantes. Il a particulièrement insisté sur la dynamique de coopération qui se développe autour de l’artisanat africain, notamment dans la sous-région et au sein de l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES).
Il a également rappelé le rôle stratégique de l’artisanat dans le développement économique, la création d’opportunités et la valorisation des ressources locales.
Bamako et Ouagadougou, une vision commune
Prenant la parole au nom des autorités maliennes, le ministre Mamou Daffé a transmis les salutations fraternelles du président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, au capitaine Ibrahim Traoré ainsi qu’au peuple burkinabè. Il a, dans le même élan, adressé ses félicitations aux autorités du Burkina Faso pour la tenue de cette 18ᵉ édition du SIAO.
Au-delà de la participation institutionnelle du Mali, la présence du ministre Daffé traduit la volonté des autorités maliennes de renforcer les mécanismes de coopération et de solidarité entre les pays africains autour de la promotion des industries artisanales.
En sa qualité de président en exercice de l’ODEPA, il a réaffirmé la nécessité de faire de la coopération africaine un instrument de développement du secteur. Une ambition qui repose notamment sur la mutualisation des expériences, la valorisation des matières premières locales, l’amélioration de l’organisation des filières et le renforcement des capacités des artisans.
Pour le Mali comme pour les autres pays du continent, l’enjeu est de parvenir à faire de l’artisanat un véritable levier de souveraineté économique, d’intégration régionale et de développement partagé.
À travers cette rencontre de Ouagadougou, c’est donc une vision plus ambitieuse de l’artisanat africain qui se dessine : celle d’un secteur capable de préserver le patrimoine culturel, tout en participant pleinement à la transformation structurelle des économies nationales.
La 18ᵉ édition du SIAO, qui se poursuit jusqu’au 8 novembre 2026, offre ainsi une nouvelle occasion aux acteurs africains de conjuguer leurs efforts pour donner davantage de valeur, de visibilité et de compétitivité aux produits issus de leurs terroirs.
Assane Koné
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