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LEVEE DES SANCTIONS ECONOMIQUES ET FINANCIERES CONTRE LE MALI : Ouverture des frontières et retour des Ambassadeurs de la Cédéao

mardi 5 juillet 2022

C’est avec un ouf de soulagement que les autorités et les populations maliennes ont accueillis le 3 juillet 2022, la nouvelle de la levée des sanctions économiques et financières contre le Mali par les Chefs d’Etat de la Cédéao et de l’Uémoa. Asphyxié depuis presque 6 mois, le Mali va enfin pouvoir respirer.

Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) se sont réunis, le dimanche 3 juillet 2022, pour leur 61e sommet ordinaire à Accra, au Ghana. Il s’agissait pour les chefs d’Etat de statuer sur les sanctions concernant le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, trois pays théâtre de coups d’Etat.

Après un huis-clos, les chefs d’Etat ont jugé relativement satisfaisant les progrès engrangés par les autorités de la transition du Mali. Le président du Ghana, Nana Akufur et ses homologues de la sous-région ont ainsi décidé de lever les sanctions économiques et financières infligées au Mali depuis le 9 janvier 2022, soit 5 mois 24 jours de souffrance de la population. Les chefs d’Etat ont également décidé de l’ouverture des frontières et le retour de tous les ambassadeurs de la CEDEAO au Mali.

Il faut rappeler que lors du dernier sommet de la Cédéao, tenu le 5 juin, les chefs d’Etat avaient exigés l’adoption de la loi électorale, la mise en place d’un comité de suivi de ce chronogramme, préalables indispensables pour eux d’une levée des sanctions.

A Accra, les chefs d’Etat se sont rendus compte que les militaires n’ont pas fait cavalier seul dans la fixation des dates des élections contrairement au moment où c’était le Premier ministre, Choguel Maiga, qui avait la direction des « opérations ». Assimi ayant pris ses responsabilités l’a dessaisi des « taches » et a confié la consultation des partis politiques au ministre de l’Administration territoriale. Ce dernier sans autre forme de procès a soumis le chronogramme à la classe politique pour critique et validation.

Il faut noter que les sanctions de la Cédéao ont largement impacté l’économie malienne. Le pouvoir d’achat des Maliens a été affecté par l’embargo. Les prix des denrées alimentaires ont augmenté avec une inflation à tous les niveaux. Si l’inflation générale est due au fait que les prix ont augmenté sur le plan international, celle interne, est le fait des sanctions pour lesquelles d’aucun tient les militaires putschistes comme seuls responsables à cause de leur refus d’honorer leurs engagements.

Umaro Sissoco Embalo porté à la tête de la CEDEAO

La tentative de riposte des autorités contre les sanctions économiques n’a pas produit les effets escomptés. Le pays étant en cours de liquidité et les activités économiques sont aux ralentis.

Cette levée des sanctions va profiter au Mali qui importe en temps normal environ 70% de ses marchandises du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Ces deux pays vont également pouvoir renflouer leurs caisses également en souffrance. D’ailleurs dès demain mardi, Air Côte d’Ivoire va reprendre ses vols commerciaux vers le Mali.

A l’issue du Sommet, les chefs d’Etat ont porté leur choix sur le Président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo comme nouveau président en exercice de la Cédéao. Celui qui a échappé belle à un coup d’Etat le 1er février dernier, et en fonction depuis le 27 février 2020, saura diriger l’institution sous régionale avec doigté.

Adama Traoré
ARC EN CIEL

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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