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Téléthon pour les artistes déplacées du Nord et les victimes des inondations :La FEDAMA présente le Grand Chœur le 18 octobre

mardi 15 octobre 2013

A la faveur de la crise du Nord du Mali, de nombreux artistes ont trouvé refuge dans des pays limitrophes, tandis que d’autres ont pratiquement déposé leurs bagages et instruments dans des villes du sud du pays. Dans le cadre du mois de la solidarité, pour exprimer sa solidarité avec tout ce beau monde qui donne une force expressive à notre culture, la Fédération des artistes du Mali (FEDAMA), organise le 18 octobre 2013, sous forme de téléthon, une grande soirée au CICB. Mais dans sa volonté de faire d’une pierre deux coups, la FEDAMA espère collecter beaucoup d’argent à l’issu de cette soirée humanitaire pour voler aussi au secours des victimes des inondations.

Pour les artistes déplacés du Nord du Mali et pour toutes les victimes des inondations, la FEDAMA invite la population malienne à sortir le 18 octobre 2013, pour prendre d’assaut le CICB. L’organisation faitière des associations des artistes maliens a choisi ce jour-là pour son grand téléthon qui vise à mobiliser de l’argent pour exprimer la solidarité avec les artistes déplacés du nord et les victimes des inondations. Et, pour faire d’une pierre deux coups, la FEDEMA a placé cette soirée sous le signe de la promotion de la paix. Conformément à la tradition malienne, tous ceux qui feront le déplacement au CICB, ce soir auront soit quelque chose ou entendront quelque chose. En tous cas , après avoir mis la main dans la poche ou remplir un chèque pour les artistes déplacés du nord et les victimes des inondations, les invités d’un soir de la FEDAMA, seront gratifiés d’un spectacle d’une rare beauté. Le grand Chœur pour la paix, intitulé « Dormir dans l’Azawad » et qui a nécessité des mois de préparation, sera le menu du téléthon de la FEDAMA. En attendant de voir le spectacle, nous avons rencontré Boubacar Belco Diallo, auteur et metteur en scène du théâtre total «  Dormir dans l’Azawad  ». Pour la mise en scène, Boubacar Belco Diallo a fait appel à la dramaturgie et au folklore, c’est à dire danses et chants du terroir. «  Le spectacle traduit la soif qu’a tous les maliens de considérer l’Azawad comme étant une partie intégrante du territoire de la République du Mali », a indiqué, l’auteur et le metteur en scène. Selon lui, les maliens aspirent aujourd’hui à une seule chose, dormir dans l’Azawad, comme ils dorment partout au Mali. « Autant, ils peuvent dormir dans le Bèlèdougou, dans le Guidimagan, dans le Kénédougou, ils estiment qu’ils doivent pouvoir en faire autant dans l’Azawad », a-t-il déclaré. Avant de dire que la trame de l’histoire est toute simple. Selon lui, le Mali était une nation homogène jusqu’au moment où elle s’est réveillée avec une déflagration dans sa partie nord. « La pièce met en scène l’horreur qu’il y a eu au nord et témoigne de la volonté du peuple malien victime de ce drame, à chercher dans les tréfonds de son héritage, la sagesse et la sérénité pour transcender ce qui n’est tout au plus qu’une parenthèse d’horreurs et d’égarements », a-t-il indiqué. Le spectacle qui sera présenté le 18 octobre 2013, au CICB, à partir de 20 heures, a bénéficié de la collaboration de Djelimady Sikosso pour la partie musicale et de Karidjigué Laïco Traoré pour la chorégraphie.

DDDK

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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