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Fédération des Artistes du Mali : Adama Traoré, Président de la FEDAMA lève le voile sur son programme d’activités

mardi 16 mars 2021

Le jeudi 11 mars 2021, la Fédération des Artistes du Mali (FEDAMA) a organisé une conférence de presse à la Pyramide du souvenir. Lors de laquelle, elle a présenté et a informé l’opinion nationale et internationale sur l’état d’avancement de son programme. Il s’agissait, également d’aborder diverses questions notamment celles relatives à l’indemnité de 90 000 F CFA destinée aux artistes. Cette conférence a été animée par Adama TRAORE, nouveau président de la FEDAMA, désigné à la suite de la démission de Alioune Ifra N’Diaye.

Ce programme s’articule autour d’un certain nombre d’axes. A savoir, le fonctionnement, c’est une réflexion pour parler de la situation de la FEDAMA dans le contexte national. Et la production d’artiste du mois pour faire la promotion des artistes et de leurs œuvres.

« Mais aujourd’hui, le bureau que nous avons n’est pas digne de la FEDAMA. C’est un espace qui ne donne pas toute les commodités de travail. Donc, l’une de notre première action sera de chercher à outiller la FEDAMA en lui dotant d’un siège qui soit à hauteur et à la dimension de l’importance de l’art et la culture au Mali », a déclaré Adama TRAORE, nouveau président de la FEDAMA.

Le nouveau président de la FEDAMA a révélé que sa fédération a eu un récépissé en 2001. Selon lui, les statuts et les règlements qu’ils ont eu en 2019, n’ont pas été soumis à l’Assemblée générale ni à d’autres instances de la FEDAMA.

Après la relecture des statuts et règlements, selon lui, un travail sera fait au tour de la promotion des artistes au niveau national et international. Ensuite, d’échanger sur les questions de créer une émission phare et les questions d’utiliser d’autres medias pour donner plus de visibilité aux artistes. Aussi, de les aider à être présents sur les salons, les foires et les grandes rencontres internationales et d’avoir la possibilité de travailler sur le numérique. Pour Adama, cette dimension de la promotion des artistes est intégrée dans le programme.

Il a aussi parlé de la sécurité des artistes. Sur ce point selon lui, il s’agit d’apporter une solution aux cas d’insécurité auxquels les artistes sont confrontés et le problème des droits et droits voisins. Egalement, il a proposé d’expliquer aux artistes ces notions, et de créer un centre de ressources pour les aider à élaborer leur projet, à pouvoir les outiller pour faire leur plan de carrière au plan national et à international. « Dans quelques mois, l’UEMOA va mettre en place la loi sur la copie privée », a-t-il fait savoir.

Aux dires de son président, dans le programme de la FEDAMA, il y a un vaste chantier sur le renforcement des compétences (des cours d’alphabétisation pour certains qui n’ont pas eu accès à l’éducation de base, pour pouvoir remplir leur formulaire de demande de visa, les dossiers à l’arrivée à l’hôtel etc.). Également, il est prévu de développer des partenariats avec des associations faitières qui ont pour soucis de défendre les intérêts des artistes ou des collectifs d’artistes.

Le nouveau président de la FEDAMA est convaincu que ce programme en une année sera réalisé avec l’accompagnement de l’Etat et des partenaires. « La FEDAMA n’a pas de ressources. Ce qui fait que nous sommes obligés d’aller chercher des partenaires. Nous allons négocier une assurance volontaire pour pouvoir sortir des artistes qui sont dans des situations de précarité. Et, pour cela nous prévoyons la mise en place d’une plateforme dans les jours à venir », a-t-il déclaré.

Parlant de l’indemnité de 90 000 F CFA destinés aux artistes, Adama Traoré dira que les artistes ont été enregistrés (2060 personnes) sur la base de leur déclaration, reconnu par la FEDAMA et qui ont manifesté leur statut d’artiste. Tout cela, pour dégager la responsabilité de ladite fédération. « Ce fonds n’est pas au niveau de la FEDAMA, ni au niveau du ministère de la culture. Nous avons à cœur de défendre les droits des artistes. Notre soucis est que, l’argent que nous recevons au nom de tous les artistes soit utilisé que s’il est nécessaire et que chacun puisse en bénéficier. », a-t-il affirmé. Pour cela, il dira qu’ils ont besoins de l’accompagnement d’un acteur culturel indispensable qui est la presse.

Le nouveau président de la FEDAMA, a souligné l’impact de la culture dans l’économie du pays, mais qu’il faille faire un investissement minimum pour cela. Il a demandé à toutes les bonnes volontés en leur sein de pouvoir les aider à pourvoir vivre de leur art et que le statut social des artistes maliens puisse changé.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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