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12e édition de la biennale africaine de la photographie : Malgré tout Bamako dessine avec la lumière
mercredi 11 décembre 2019, par
Le samedi 30 nombre 2019, Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République, Chef de l’Etat, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 12e édition des rencontres de Bamako, biennale africaine de la photographie, qui doit durer jusqu’au 31 janvier 2020. C’était au Musée National de Bamako.
Lors cet évènement majeur pour les photographes, aux côtés du Chef de l’Etat, l’on a pu noter la présence des membres du gouvernement, les chefs des institutions, des notables de Bamako, de Joël Meyer, l’ambassadeur de la France au Mali, de Pierre Bouyer, directeur de l’Institut français et de Hassan Naciri, l’ambassadeur du royaume du Maroc au Mali. Le thème retenu pour cette 12e édition est : « Courants de conscience ».
Mme Ramatoulaye N’Diaye, Ministre de la Culture, a indiqué que cet évènement continental se conjugue cette année avec la mise en œuvre du mandat du président de la république Ibrahim Boubacar Keïta en qualité de champion de l’union africaine pour les arts, la culture et le patrimoine. Elle a rappelé que, la biennale africaine de la photographie est née en 1994. Selon elle, les Rencontres de Bamako sont aujourd’hui la principale manifestation artistique dans le domaine de la photographie sur le continent africain. Elle dira que cette rencontre offre la possibilité aux artistes de traiter avec leurs inspirations, leurs aspirations, un sujet d’actualité d’en tirer beauté, expression, réflexion et lecture personnelle susceptible de nourrir la conscience collective et de fertiliser nos rêves.
Pour elle, le choix du thème de la 12e édition des rencontres de Bamako, vise à inviter les artistes à imaginer la pratique artistique dans le but de révéler des univers de pensées et de circonstances. « Photographier, c’est écrire avec la lumière, et là où il y a la lumière, l’obscurantisme disparait. Là où il y a la lumière, le vrai triomphe de l’ivraie. Là où il y a la lumière, la peur disparait. Là où il y a la lumière les ponts remplacent les murs. L’amour domine la haine, et les rencontres deviennent alors possibles », a déclaré Mme N’Diaye.
Dans la même dynamique, elle a estimé que cette rencontre offre l’opportunité historique de faire de l’art en général, et l’art photographique singulièrement, un puissant antidote à l’embrigadement et aux dérives idéologiques, doublé d’un formidable véhicule de promotion de la diversité culturelle, de la tolérance et du vivre ensemble.
Pour sa part, Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, Directeur de Biennale africaine de la photographie, dira que la réalisation d’une exposition comme les rencontres de Bamako, requiert de nous, que nous soyons au fait de la généalogie dont nous sommes descendants, au fait des géographies et histoires à travers lesquelles nous agissons, réfléchissons, manifestons et face auxquelles nous sommes interpellés. « Les courants physique, intellectuel et spirituel peuvent informer où déformer et également sauver où détruire », a fait savoir Ibrahim Boubacar Keïta, Président de la République. En s’adressant aux photographes, il dira qu’ils ont un certain pouvoir, les images parlent dans toutes les langues, car la grammaire c’est l’émotion.
La coupure de ruban a mis fin à cette cérémonie d’ouverture de la 12e édition des rencontres de Bamako.
Bintou COULIBALY
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