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Rapport périodique quadriennal (RPQ) : Les acteurs se consultent afin d’améliorer

vendredi 24 juin 2022

Les acteurs ayant contribué à l’élaboration du rapport périodique quadriennal (RPQ) du Mali sur la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ont tenu une réunion de consultation afin d’améliorer ledit rapport . C’était le jeudi 9 juin 2022 au ministère de la Culture.

Les acteurs ayant contribué à l’élaboration du RPQ sont entre autres : les représentants des départements ministériels, les structures en charge de la production des statistiques, les organisations culturelles de la société civile et des médias œuvrant pour la promotion de la culture, les organisations professionnelles du secteur privé commercial, les organisations de la société civile pour l’égalité des genres.

L’or de cette encontre, une présentation a été faite par Moulaye Coulibaly de la direction Nationale du Patrimoine Culturel. Il a rappelé que, en ratifiant, le 9 novembre 2006, la Convention de 2005 de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, le Gouvernement du Mali s’est engagé à formuler et à mettre en œuvre des politiques et mesures, à travers des processus participatifs, qui soutiennent l’émergence de secteurs dynamiques culturels et créatifs et qui respectent les droits de l’homme, les libertés fondamentales et la promotion de l’égalité des genres dans les industries créatives numériques.

Ces politiques et mesures mises en œuvre pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles, selon lui sont consignées dans un rapport périodique quadriennal (RPQ) que chaque partie à la Convention doit fournir tous les 4 ans. Les RPQ soumis par les Parties à la Convention de 2005 en 2020, ont permis d’élaborer le Rapport mondial 2022 qui sert d’outil de plaidoyer et de sensibilisation pour repenser les politiques culturelles dans le monde.

Lors de sa présentation, l’on a pu noter les objectifs de la convention qui sont : Soutenir les systèmes de gouvernance durables de la culture, parvenir à un échange équilibré de biens et services et accroitre la mobilité des artistes et des professionnels de la culture ; inclure la culture dans les cadres de développement durable, promouvoir les droits de l’homme et les libertés fondamentales.

Les recommandations issu de ce rapport selon Moulaye Coulibaly sont entre autres : garantir et renforcer l’assiette de perception des redevances des droits d’auteurs et des droits voisins auprès des sociétés de téléphonie mobile en vue de promouvoir la sécurité sociale des artistes ; faciliter davantage la mobilité des artistes et professionnels de la culture sur le continent africain. Cela permettra d’intensifier les échanges, de favoriser les rapprochements et de développer les relations de partenariat et d’intégration des peuples ; appuyer les initiatives culturelles innovantes et créatives à travers l’aide à la création. Ce qui permettra d’améliorer et de diversifier l’offre de produits artistiques ; faciliter l’accès au financement des organisations de la société civile à travers un accompagnement sur les fonds existants et en créant des fonds de garanties auprès des institutions financières pour le financement des projets culturels innovants et créateurs d’emplois et de richesse ; appuyer la diffusion et la promotion des produits culturels à travers la facilitation de l’accès aux médias et autres plateformes de diffusion. Cela aidera à ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux et à créer de la richesse ; renforcer le cadre institutionnel, règlementaire et juridique relative au secteur culturel en vue de promouvoir le professionnalisme et de faciliter les échanges culturels aux niveaux régional et international.

Les perspectives à retenir d’après lui sont : diffusion du RPQ Mali auprès des institutions publiques, des départements ministériels, des organisations de la société civile, des partenaires techniques et financiers et du secteur privé ; organisation des consultations interministérielles et la prise en compte de leurs résultats et recommandations dans les politiques publiques. Cela pourra faciliter l’identification et la collecte d’informations sur les politiques, mesures et initiatives au niveau des questions transversales ; production et transmission d’une Communication écrite sur le premier RPQ du Mali au Conseil des ministres ; élaboration et exécution d’un plan de communication sur la mise en œuvre de la Convention, l’élaboration et la diffusion du RPQ, l’implication des départements ministériels, des structures privées et des organisations de la société civile ; renforcement du partenariat avec l’INSAT afin de faciliter et de coordonner la collecte des statistiques culturelles ; renforcement des capacités de la Cellule de Planification et de Statistiques du Secteur Culture et Jeunesse afin de faciliter la production des statistiques culturelles ; poursuite du renforcement des capacités des membres du Comité national, des organisations de la société civile, à travers l’organisation d’un atelier de formation sur le contenu de la Convention, sa mise en œuvre et les enjeux de la Convention.

Bintou COULIBALY

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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