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Eau et assainissement au Mali : Contraintes et difficultés à surmonter par le Gouvernement

mardi 1er novembre 2022

« Les effets négatifs de la mauvaise qualité des services d’eau et l’assainissement sont palpables. Aussi le sont les avantages de l’accès universel. Il est donc important de comprendre les contraintes et les difficultés que le gouvernement du Mali a besoin pour surmonter », d’après le document de Wash United.

« Assurer l’égalité dans l’accès à l’eau et l’assainissement doit être une préoccupation majeure » pour tout Gouvernement. Ce postulat a été rappelé par Wash United, dans un document d’information. Mais, malheureusement au Mali, les chiffres parlent d’eux-mêmes en termes de satisfaction de cette égalité. Au Mali, l’on constate qu’il y a une lacune importante dans les chiffres d’accès entre les zones urbaines et rurales. La raison : l’extension des services dans les zones rurales tout en gardant simultanément la situation au niveau urbain est un défi permanent. En conséquent, dans les bornes-fontaines, les ménages pauvres paient des sommes multiples pour l’eau et cela réduit leur capacité à accéder à l’eau. « La répartition extrêmement inégale des connexions est donc une indication que le Mali pourrait être en violations de ses obligations internationales en matière des droits de l’homme », a rappelé le document. Avant de préciser qu’il est exigé des États l’utilisation maximum des ressources disponibles pour réaliser le droit à l’eau et d’assainissement pour leur population. De telle sorte que les allocations dans le budget national au secteur de l’eau et de l’assainissement sont un indicateur important pour évaluer la performance d’un État concernant l’obligation de réalisation progressive. Malheureusement, le document d’information a constaté que les investissements, en particulier dans l’assainissement et en particulier dans les zones rurales, ont été beaucoup trop minimes. « Le pourcentage du budget d’état alloué à l’eau et l’assainissement a même diminué ces dernières années : 2008 : 4% ; 2009 : 3% ; 2010 : 2%, pour l’eau », a indiqué le document d’information de Wash United. Avant de rappeler que « les investissements dans l’assainissement, en particulier dans l’assainissement en milieu rural, ont été beaucoup trop mimines, Comme le souligne l’Examen des dépenses publiques de Mars 2008 dans l’eau et l’assainissement en milieu rurale ».

L’enquête poussée loin a révélé que la majorité des investissements dans l’eau et l’assainissement sont effectués par des parties externes, et non par le gouvernement lui-même. « Au Mali, les investissements proviennent principalement des parties externes (88% de 2001-2006 de l’aide internationale et les ONG) », a précisé le document d’information. Il a indiqué que « le gouvernement sape ainsi ses propres responsabilités et devoirs à la concrétisation progressive du droit à l’eau potable et l’assainissement au Mali ». Ila ajouté qu’ « il y a un grand nombre d’institution au niveau central et local qui sont responsables de l’eau et l’assainissement, mais les responsabilités sont souvent peu claires et les contraintes de ressources et de capacités sont communes ».

D’après les ONG, l’identification d’autorités compétentes, la responsabilité de suivi et l’évaluation des tâches sont souvent confuses. Selon elles, plusieurs ministères partagent ces responsabilités d’accès à l’eau et l’assainissement. Et, d’indiquer que cela conduit à une situation d’accusation mutuelles, où les différentes autorités de chaque entité, regardent l’autre comme compétente pour une tâche donnée. « Déterminer l’organisation institutionnelle étatique est de la prérogative inhérente de l’État », ont estimé les ONG. Elles ont conclu à la responsabilité du gouvernement central de veiller à ce que dans le cadre institutionnel définit mis en œuvre, les responsabilités soient décrites de manière que les droits de l’homme soient garantis pour tous.

Il n’y a aucune raison de continuer à tergiverser. « Le changement de comportement a été lent au Mali. Maladies transmises par l’eau et l’assainissement comme diarrhée, la typhoïde, la dysenterie et la cholera sévissent encore », indique le document d’information. Pire, il a mis un accent sur le manque d’éducation sur hygiène. « Cette mauvaise pratique d’hygiène continuent d’affecter la fréquentation des enfants à l’âge de la scolarisation et des forces productives du Mali. Le gouvernement devrait donc mettre plus d’effort sur l’éducation /la formation aux pratiques d’hygiène », a conclu le document d’information de Wash United.

Hawa Fofana (stagiaire)

Assane Koné

Assane Koné est juriste de formation. Journaliste depuis bientôt 20 ans, il traite plusieurs questions, notamment l’actualité, la politique et le social. Mais, il est aussi journaliste culturel.

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